Nature & santé

Ce que la science nous apprend sur les effets de la nature sur notre santé

Et si le besoin de nature que nous ressentons intuitivement avait aussi une explication scientifique ?

Depuis plusieurs décennies, des chercheurs étudient les effets de notre environnement naturel sur le corps et l’esprit.

Le Japon est à l’origine d’une grande partie de ces recherches, avec le développement du Shinrin-Yoku, que l’on traduit généralement par « bain de forêt » ou Sylvothérapie.

L’idée est simple : passer du temps dans une forêt, marcher tranquillement, observer, respirer et être attentif à son environnement.

Mais que se passe-t-il réellement dans notre organisme lorsque nous faisons cela ?

Le Japon, pionnier du « bain de forêt »

Le terme Shinrin-Yoku apparaît au Japon en 1982. À partir des années 1990, des chercheurs commencent à étudier de manière expérimentale les effets physiologiques et psychologiques de ces immersions en forêt.

Des expériences ont notamment été menées dans 24 forêts japonaises, auprès de 280 participants.

Les chercheurs ont comparé les effets d’une promenade et d’une période d’observation en forêt avec des situations similaires en environnement urbain.

Ils ont mesuré notamment :

  • le taux de cortisol, une hormone associée au stress ;
  • la pression artérielle ;
  • la fréquence cardiaque ;
  • la variabilité de la fréquence cardiaque, indicateur du fonctionnement du système nerveux autonome.

Les résultats allaient globalement dans le même sens : l’environnement forestier était associé à une réponse physiologique plus favorable que l’environnement urbain, avec notamment une diminution du cortisol et de la fréquence cardiaque et une augmentation de certains indicateurs liés à la relaxation.


Moins de stress

C’est l’un des domaines les plus étudiés.

Une revue systématique et méta-analyse publiée en 2019 a analysé 22 études, dont 8 ont pu être intégrées à la méta-analyse.

Dans la majorité des études examinées, le taux de cortisol était plus faible après une immersion en forêt qu’avant celle-ci ou par rapport aux groupes de comparaison.

Le cortisol n’est évidemment pas « le stress » à lui seul, mais c’est l’un des marqueurs biologiques utilisés pour étudier la réponse de l’organisme au stress.

La nature pourrait donc favoriser un état physiologique davantage associé à la détente.


Un effet sur le cœur et la pression artérielle

Les recherches japonaises se sont également intéressées au système cardiovasculaire.

Une méta-analyse publiée en 2017 a regroupé 20 études portant sur 732 participants, dont 17 avaient été réalisées au Japon.

Elle a constaté une pression artérielle significativement plus basse dans les environnements forestiers que dans les environnements non forestiers.

Cela ne signifie évidemment pas qu’une promenade en forêt constitue un traitement contre l’hypertension.

Mais cela apporte un élément intéressant : notre environnement semble pouvoir influencer certains paramètres physiologiques.

Et sur le bien-être psychologique

Les recherches s’intéressent également à l’humeur, à l’anxiété et au sentiment de bien-être.

Une revue récente publiée en 2026 a analysé les études disponibles sur les effets cardiovasculaires et psychologiques du Shinrin-Yoku.

Les résultats montrent notamment une diminution à court terme de la fréquence cardiaque ainsi que des indicateurs liés à la tension-anxiété et à la déprime.

La science ne dit pas que « la forêt soigne ».

Elle suggère plutôt que l’immersion dans un environnement naturel peut avoir des effets favorables sur certains paramètres physiques et psychologiques, en particulier à court terme.

Alors, pourquoi la nature nous fait-elle du bien ?

Les chercheurs étudient plusieurs mécanismes possibles.

La nature offre un environnement généralement moins stimulant que la ville : moins de bruit, moins de sollicitations visuelles, moins de circulation et moins d’informations à traiter.

Elle mobilise également nos sens d’une autre manière :

la lumière, les sons, les odeurs, les couleurs, les textures, le mouvement de l’eau ou des arbres…

La marche elle-même joue évidemment un rôle.

Il est donc difficile d’attribuer les effets observés à un seul élément.

C’est probablement l’ensemble de l’expérience qui compte.

De la science à l’expérience Slow Natura

C’est précisément ce qui nous intéresse chez Slow Natura.

Nous ne prétendons pas pratiquer une thérapie.

Nous ne promettons pas de soigner une maladie.

Nous ne cherchons pas à transformer une randonnée en consultation médicale.

Nous voulons simplement créer les conditions permettant de profiter pleinement de ce que la nature peut nous apporter.

Marcher.

Respirer.

Observer.

Écouter.

Découvrir.

Ressentir un bien-être au contact du vivant.